*Traitement – LMC

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Qu'est-ce qu'une leucémie ?

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Evolution de la maladie et traitements

  1. Phase chronique (la plus fréquente au diagnostic)
  2. Phase accélérée
  3. Phase blastique (forme plus agressive, rare)

Grâce aux traitements modernes actuels, la grande majorité des patients sont diagnostiqués et restent durablement en phase chronique.

  • contrôler durablement et profondément la maladie, en évaluant le marqueur BCR-ABL sur le sang et de restaurer une espérance de vie normale
  • Dans certains cas, l’objectif est d’atteindre la rémission sans traitement

Le traitement est oral, pris à domicile, et poursuivi sur le long terme.

Il existe deux grandes classes de médicaments, les inhibiteurs compétitifs de tyrosine kinase et les inhibiteurs allostériques de BCR-ABL.

Le traitement est décidé par votre hématologue référent selon les données de votre maladie vos antécédents et votre histoire personnelle et est validé en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP).

Les ITK sont la première classe de médicaments ciblés développé au tout début des années 2000. Ils ont profondément modifié le pronostic de la maladie.

Inhibiteurs compétitifs de l'ATP

  • Premier ITK développé
  • ITK utilisé en première intention
  • Pris par voie orale, 1 fois par jour
  • Pas besoin d’être à jeun

Effets secondaires possibles : nausées, diarrhées, crampes musculaires, fatigue, œdèmes (gonflement des paupières ou des chevilles)

  • ITK dit de deuxième génération
  • ITK autorisé en première intention ou après un traitement précédent, en l’absence de contre-indication
  • Pris en 1 ou 2 fois par jour, à jeun
  • Surveillance métabolique et cardiovasculaire nécessaire

Effets secondaires possibles : troubles digestifs, éruptions cutanées, complications cardiovasculaire : dyslipidémie, diabète

  • ITK dit de deuxième génération
  • ITK autorisé en première intention ou après un traitement précédent, en l’absence de contre-indication
  • Pris 1 fois par jour
  • Pas besoin d’être à jeun

Effets secondaires possibles : épanchement pleural (liquide autour des poumons), fatigue, sècheresse cutanée

  • ITK dit de deuxième génération
  • ITK autorisé en première intention ou après un traitement précédent, en l’absence de contre-indication
  • Pris 1 fois par jour
  • Pas besoin d’être à jeun

Effets secondaires possibles : diarrhées, nausées, hépatite médicamenteuse (surveillance par prise de sang)

  • ITK dit de troisième génération
  • Utilisé dans des situations particulières, notamment certaines résistances aux traitements précédents
  • 1 fois par jour
  • Pas besoin d’être à jeun
  • Surveillance cardiovasculaire étroite indispensable

Effets secondaires possibles : risques cardiovasculaires (hypertension, thromboses), autres : constipation, éruptions cutanées, troubles érectiles

Inibiteurs allostériques

  • Ils bloquent BCR-ABL sur un site spécifique différent des ITK classiques
  • Intéressants en cas de résistance ou d’intolérance aux ITK classiques
  • 1er médicament de cette classe à être autorisé sur le marché, ITK autorisé en première intention depuis fin 2025, ou après un traitement précédent, en l’absence de contre-indication depuis 2022

Effets secondaires possibles mais souvent de faible intensité et passagers: fatigue, maux de tête, troubles digestifs

Suivi sous traitement

Une fois le traitement débuté, un suivi régulier en consultation d’hématologie est indispensable, rapproché au début puis qui peut s’espacer si le traitement est efficace et bien toléré :

  • 1 prise de sang par semaine pendant 1 mois après initiation du traitement
  • 1ère consultation à 1 mois et 3 mois après initiation du traitement puis tous les 3 mois la première année
  • Possibilité d’espacer à tous les 6 mois si la tolérance et l’efficacité sont bonnes
  • Suivi moléculaire du taux sanguin de BCR-ABL à chaque consultation
  • Surveillance des effets secondaires à chaque consultation

L’objectif est d’obtenir une réponse moléculaire protectrice, signe d’un excellent contrôle de la maladie.

La recherche

A l’hôpital Saint-Louis, la recherche dans la LMC sont dirigés par le Pr Delphine Réa (Hématologie Clinique) et le Dr Jean-Michel Cayuela (Hématologie biologique) où ils développent avec leur équipe de la recherche clinique interventionnelle (essais cliniques avec médicament) et de la recherche translationnelle pour améliorer les connaissances clinico-biologiques de cette pathologie.

La recherche médicale continue d’améliorer les traitements de la LMC :

  • stratégies de diminution de dose ou d’arrêt du traitement chez certains patients
  • développement de molécules encore plus ciblées

Votre médecin pourra, si besoin, vous proposer une participation à un essai clinique interventionnelle ou simplement observationnelle.

A retenir

✔  La LMC est aujourd’hui une maladie de bon pronostic la plupart du temps
✔  Les traitements sont le plus souvent oraux et bien tolérés
✔  Un suivi régulier permet d’adapter le traitement à chaque patient

N’hésitez pas à poser vos questions à votre équipe soignante.

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