*Leucémies Aiguës Myéloïdes

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Qu'est-ce qu'une leucémie ?

Image de couverture

Quelques chiffres

3500

nouveaux cas de LAM par an en France

70

âge médian au diagnostic de LAM (peut toucher des personnes plus jeunes)

Comprendre les leucémies myéloïdes

La leucémie aiguë myéloblastique (LAM) est un cancer du sang. Normalement, les cellules souches hématopoïétiques évoluent en différentes cellules du sang (globules rouges, globules blancs et plaquettes).

Dans la LAM, certaines de ces cellules ne se différencient pas et se multiplient trop rapidement.

Ces cellules immatures, appelées « blastes« , envahissent la moelle
osseuse et empêchent la production normale des cellules sanguines. Cela entraîne une baisse de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes.

Comme ces cellules anormales peuvent passer dans le sang, elles sont parfois visibles lors d’une simple prise de sang.

Voir fiche NFS

 

Substances : chimiothérapies ou
radiothérapies utilisées pour traiter d’autres
cancers, tabac, produits chimiques,
rayonnement ionisant

Prédispositions génétiques (DDX41, trisomie 21, neurofibromatose ou anémie de
Fanconi) ou maladie hématologique
préexistante (syndromes myélodysplasques, syndromes myéloprolifératifs)

Le diagnostic de la LAM repose sur :

  • Une prise de sang (NFS) pour identifier d’éventuelles anomalies (manque de globules rouges, de globules blancs ou de plaquettes).

Voir fiche NFS

L’origine des LAM est le plus souvent inconnue.
La LAM n’est généralement pas transmissible à la descendance (de rares familles présentent une prédisposition avec plusieurs membres pouvant être touchés)

Dans la LAM, il peut exister des symptômes qui ne sont pas uniquement liés aux anomalies sanguines, mais aussi à l’infiltration tumorale des cellules leucémiques dans différents tissus. Ces manifestations, dites “extrahématologiques”, peuvent toucher différents organes et entraîner des symptômes spécifiques. Elles peuvent notamment atteindre la peau, où l’on observe des lésions cutanées liées à la présence de blastes.

  • Fatigue, pâleur, palpitations
    et essoufflement => Signes d’une anémie (manque de globules rouges)

Si vous souffrez d’une atteinte des artères du coeur, vous pouvez aussi présenter des crises d’angine de poitrine.

  • Fièvre et infections
    (notamment pulmonaires) => Signes de leucopénie ou neutropénie (manque de globules blancs)

Ces infections peuvent devenir graves en l’absence d’un traitement antibiotique.

  • Saignements (surtout des muqueuses), points rouges sur les membres et hématomes => Signes de thrombopénie (manque de plaquettes)

Ces hémorragies peuvent être aggravées si vous prenez des anticoagulants ou antiagrégants plaquettaires (aspirine, plavix).

Un examen de la moelle osseuse (myélogramme) qui permet de réaliser des examens :

  • de cytologie (recherche des cellules anormales, notamment les cellules immatures « blastes » et des anomalies morphologiques),
  • de cytogénétique (analyse des chromosomes ou « caryotype »),
  • de biologie moléculaire (détection des mutations génétiques)
  • de cytométrie en flux (analyse des caractéristiques des cellules, comme la présence de marqueurs spécifiques à leur surface)

Une biopsie médullaire (ponction de l’os du bassin) est parfois requise.
Dans certains cas, une ponction lombaire pour le prélèvement de liquide céphalorachidien est réalisée pour rechercher une éventuelle atteinte neurologique.

Voir fiche « Génétique »

Des bilans complémentaires peuvent être réalisés avant de débuter un traitement. Bilan rénal, hépatique, pulmonaire (radiographie thoracique) et cardiaque (électrocardiogramme, échographie). Évaluation gériatrique (selon votre âge ou vos comorbidités).

Les traitements

Le traitement intensif vise à obtenir la rémission complète.
L’objectif est de permettre à la moelle osseuse normale de reconstituer les populations normales de cellules du sang (globules rouges, globules blancs, plaquettes).

Fondation abritante et membres fondateurs